[Interview] BAKEL: « J’aime laisser de la place aux parties instrumentales. » – LBCMusique

Posons-nous, et écoutons de l’électro-pop un peu punk, un peu zen, irradiant d’un charisme tribal et boudeur évoquant M.I.A. et ses dauphines comme Princess Nokia (« mon look est ma carapace et je ne vais nulle part sans elle » avoue-t-elle). BAKEL nous a accordé du temps pour répondre à nos questions : elle y revendique aussi bien l’influence du folk dans le plus simple appareil de Bon Iver qu’une passion pour les pulsations introspectives de la deep house et de la techno minimale. Merci de l’attention portée au blog.

Bonjour Bakel, merci de l’attention portée à « LBCMusique » : pourquoi avoir choisi « Bakel » comme nom de scène ?

Hello Andie, enchantée ! Bakel est le nom du village où est né mon grand-père au Sénégal. J’ai choisi ce nom comme hommage à mes origines.

On dit que tu as grandi avec l’idée que la création a vocation à « ouvrir des voies, si petites soient-elle, dans la tête des autres ». Pourrais-tu nous en dire plus sur ton enfance ?

J’ai grandi à Roubaix, dans une ancienne manufacture de textile réhabilitée en habitation et lieu de création. Mes parents ont une association depuis que je suis toute petite avec laquelle ils ont monté une multitude de projets culturels, avec toujours pour ligne directrice, l’accès de l’art au plus grand nombre.

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BAKEL par Valérie Archeno

Ils voyageaient beaucoup pour se tenir au courant, engagés et pour l’inspiration aussi. J’ai donc grandi entre le monde du voyage et celui des spectacles. J’y avais toujours un rôle que ce soit dans des défilés, des performances ou encore des expositions.

Tu as une formation de photographe, comment la musique est-elle venue à toi ?

J’ai commencé la musique à l’age de 6 ans car j’étais scolarisée dans une école primaire avec des horaires aménagées pour l’apprentissage du solfège, du chant et d’un instrument. Ça n’a pas été la révélation de ma vie mais j’ai repris la guitare en autodidacte à 16 ans et j’ai très vite su que c’était ce que je voulais faire de ma vie. J’avais une consommation énorme de musique et j’ai tout de suite commencé à composer d’abord à la guitare, puis, petit à petit, sur ordinateur.

Quelles sont tes influences musicales ?

J’écoute des genres assez différents depuis toujours. J’ai été bercée à la musique électronique : Laurent Garnier, Orbital, Sascha Funke, pas mal de techno et de trance aussi.

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BAKEL, par Valérie Archenon

J’ai aussi toujours écouté beaucoup de pop et de folk, je suis une grande fan de Bon Iver, Fink, Junip, Grizzly Bear, MIA, Arcade Fire, Nico, Tracy Chapman, Beirut, Young Father, The National… La liste est très longue.

Comment définirais-tu ton genre musical ?

Je pense que c’est littéralement ce qu’on appelle de l’électro-pop. La dimension électronique est grande puisque je compose sur ordinateur, avec beaucoup de synthés, des rythmiques très binaires et que j’aime laisser de la place aux parties instrumentales ; et il y a aussi le coté pop, des vraies structures de chansons, beaucoup de place accordée aux textes et à la voix.

Je t’ai découvert grâce au titre « Le Vent » : comment définirais-tu ton titre ? Quelles ont été tes inspirations ?

J’avais envie que ce morceau ressemble à une marche, qu’on ait vraiment la sensation du vent de face, comme quand on peine à avancer, comme des complications dans sa vie personnelle, professionnelle, ou même des orages politiques à venir, mais quand on s’accroche à quelque chose ou quelqu’un qui nous rassure, avant parfois de lâcher prise.

Mes inspirations ont été très pop pour le coup. J’étais dans une période ou j’écoutais beaucoup Sia par exemple.

Comment s’est porté le projet (composition, prod, …) ?

J’ai commencé à travailler sur ce projet il y a 5 ans maintenant. Il y a eu une longue phase de construction, d’écriture, trouver son identité musicale. Il y a 3 ans, j’ai signé un contrat en édition chez BMG Right Management et j’ai eu la chance d’être très bien conseillée/accompagnée. Je compose, j’écris et je co-produit mes titres. L’année dernière j’ai eu un premier accompagnement avec une structure en Bretagne, MAPL, à Lorient, qui m’a beaucoup aidé à développer la partie live. J’ai été rejoint par Maïa, qui m’accompagne sur scène en février.

Le Vent fait partie de ton premier EP : suit-il la lignée de « Le Vent » ?

Le nom de l’EP est « L’eau qui dort ». Il se compose de 5 titres. Je pense qu’il y a plusieurs univers différents, que chaque morceau raconte sa propre histoire.

La sortie est prévue pour quelle date ?

La sortie est prévue pour le 14 septembre !

Aura-t-on des clips qui accompagneront tes titres ?

Il y a un premier clip qui sortira quelques jours avant la sortie de l’EP ; puis un second quelques semaines après.

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Couverture de l’EP

Tu vas participer au Crossroads Festival. Connaissais-tu déjà cet événement ?

J’en avais entendu parler car je viens du coin et que beaucoup d’amis y sont déjà allés, mais je n’y ai encore jamais participé.

As-tu de futurs projets ? Y aurait-il des événements auxquels on pourrait participer ?

Oui, je joue au festival Hop Pop Hop à Orléans le 14 septembre, puis à FGO-Barbara à Paris le 19 septembre.

Il y aura aussi la Release Party officielle à La Cave aux Poètes le 30 novembre !

Merci de l’attention portée au blog : au plaisir de partager tes projets, notamment la sortie de ton EP.

Avec plaisir !

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