Interview Grise Cornac – LBCMusique

Grise Cornac, c’est un duo atypique à la chanson vibratile, au violoncelle, guitare et chant sans style défini, ni code. Aurélie a accepté de répondre aux questions du blog : elle a pris du temps et de l’investissement. Merci de l’attention portée au site.

Bonjour Grise et Cornac, merci de l’attention portée au blog « LBCMusique ». Comment pourrait-on présenter Grise et Cornac ? De quoi sont nés Grise et Cornac ?

Grise Cornac c’est Quentin Chevrier un multi-instrumentiste-atypique (violoncelliste, batteur, guitariste, pianiste…autodidacte). Atypique parce qu’il peut jouer tout style, tout genre à sa façon. J’explique. Ses créations ont du caractère parce qu’il compose à l’oreille, à son sentiment. Il ne joue pas le violoncelle comme un violoncelliste du conservatoire, il joue du violoncelle comme un guitariste et un batteur, comme un instrumentiste qui jouerait avec des contraintes (avec les habitudes qu’il a, qu’il entend, qu’il aime avec ses autres instruments.) Quentin est très prolixe, il compose de longs paysages sonores. Je les écoute, je me laisse transporter, pour imaginer la voix, son intention, sur quel ton vais-je dire quoi ?

Grise Cornac

Quentin est devenu mon CornaC, mon compagnon de route. Le CornaC dans des contrées très très lointaines est un homme qui accompagne, prend soin d’un éléphant tout le long de son existence. Ensemble, ils font du chemin. Ils n’ont pas le même langage mais s’harmonisent.
Grise CornaC, c’est le nom, la poésie de notre duo. Nous sommes deux, l’association d’un homme à faire résonner les instruments et d’une femme à poser les mots et la voix. Pas de style, de genre musical défini. Nous allons où le frisson nous mène. Voilà pour les ingrédients.
Je connais Quentin depuis 14 ans je crois. Sa musique s’est renouvelée sans cesse. Il écrit comme pour des musiques de film. « J’ai plus qu’à » écrire mes histoires  trouver l’ton, trouver l’son. Il compose beaucoup, des paysages variés, du minimaliste mélancolique jusqu’au rock garage en passant par des chaloupes ensoleillées, toujours tintés à sa façon, dans une unité propre à lui, ce qui me laisse du choix. J’explore, souvent je tâtonne au début, je dois trouver des mélodies, un flot… où je n’serai jamais allée sans que mon CornaC me propose cet itinéraire. Je suis pour chaque chanson dans une magnifique, bénéfique contrainte.
Après avoir posé un bout d’couplet ou un bout d’refrain sur un segment de sa musique de film, nous voyons germer la graine, la chanson naît. J’aime beaucoup ce moment. C’est là que tout bascule et s’affine. Nous pensons à la chanson ensemble, elle prend une direction, des caractères, un nom.

Pouvez-vous me dire quelles sont vos influences qui rythment votre musicalité ?

Nos influences, c’est jamais facile, on écoute des vieilles choses et des récentes, nous sommes gourmands et curieux. Suivant les humeurs, nous avons envies de découvrir ou de ressasser. Piaf, Brel, Barbara, Doors, Gainsbourg, Dick Annegarn, Brigitte Fontaine, Lhasa, Lojo, Lemon twigs, Feu Chatterton… Et Quentin dit du fond de la cuisine: « Paatrick Waaaaatson !!!!!! » et les « playlist Spotify » qui nous font goûter à des nouveautés.

Vous avez dernièrement participé au MaMa Festival : aviez-vous déjà entendu parler de cet événement ? Quelles ont été vos impressions sur scène ?

MAMA, quoi dire… ? Euh, on est tombé en panne avec notre camion en y allant…On a joué le vendredi matin à FGO Barbara. C’était de très bonnes conditions et l’accueil aux petits oignons, j’aime beaucoup cette boite noire. On a joué, on avait envie et bien que le public « de professionnels » fut clairsemé, il était attentif, un peu sondeur mais chaleureux. De notre côté, c’est un concert trop tôt et trop court mais le MaMA c’est surtout un rendez-vous pour les professionnels du milieu. C’était l’occasion pour notre manageuse, notre tourneur et Phare-Ouest de faire des rencontres et des retrouvailles. Retour assistance-350 Km de Taxi, nous étions vendredi soir à Rochefort sur Loire – Fin du MaMA.

J’ai découvert votre univers grâce au titre La bise, de l’album L’Être et la Nuit : comment vous y prenez-vous au niveau de la composition ?

Je me demande bien comment vous avez fait pour nous découvrir sur le titre : La Bise. C’est étrange parce que c’est le dernier morceau de « L’Être à La Nuit ». Il n’a ni Clip, ni de version Live, et c’est un morceau un peu à part. C’est une improvisation studio. J’avais ce texte depuis presque un an au fond de mon sac, sur le bureau, de nouveau dans mon sac, sur le bureau, en répète et puis dans mon sac…

jusqu’à ce jour d’été et de Studio où nous avons décidé de jouer tous ensembles. Moi, en cabine avec ma feuille, et Quentin, Tony BaKer, Coline Linder, Freddy Boisliveau jouaient de leurs instruments. Nous avons enregistré et puis conservé cette chanson, l’éclat de cet instant magique d’improvisation et d’écoutes mutuelles. Nous n’avons pour l’instant pas trouvé comment la traduire en duo mais je sais qu’elle devra entrer en scène un jour, elle me manque parfois.

Avez-vous de futurs projets ?

On vient d’enregistrer de nouveaux titres, nous pensons « Clip », nous préparons les futurs morceaux pour le studio, c’est une période très excitante. Quelques dates et puis ce sera la fin de « L’Être à La Nuit », et peu après… le début d’une nouvelle aventure avec un nouveau disque !
On se fera un grand mail ou une causerie avec un p’tit café… avec plaisir.

A quels événements pourra-t-on vous voir ?

Nous serons le 30 Novembre à la Manufacture Chanson à Paris.

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