King Kester Emeneya : 5 ans plus tard – LBCMusique

13 février 2014.

6h du matin. Je regarde l’actualité rapidement, mais ce jour-là… J’ai passé 2 heures sur les réseaux sociaux afin de vérifier les sources d’une triste nouvelle : on nous apprendrait la mort du King, roi de l’innovation musicale congolaise. C’est en ayant la confirmation de ses proches, que nous apprenons le décès de King Kester Emeneya : il avait 58 ans.

Kester_EmeneyaNé Jean MUBIALA, à Kikwit (RDC), il a étudié les sciences politiques et administratives à Lubumbashi (RDC). Il intégra en 1977 le groupe Viva la Musica de Papa Wemba (19-2016), avant de créer son propre groupe : Victoria Eleison. Et là.. Consécration.

Les titres tels que Nzinzi (chanson en Lingala, qui se serait vendu à plus d’un million d’exemplaires), Everybody, font des succès d’ordre international. Dans ses chansons, on parle de tout : amour, réalisme, quotidien, surmenage, etc.

La musique congolaise lui doit l’introduction du synthétiseur et de la programmation (vous pouvez écouter l’album Manhattan, mettant en valeur le folklore congolais avec un nouveau rythme).

Jean Mubiala parviendra à se produire avec son groupe, dans des salles mythiques comme : Zénith, au Japon, Olympia de Paris, en Suisse …

A son retour en RDC, il est parmi les rares artistes à avoir plus de 30 000 personnes à l’accueillir : ce fut en 1995 pour son concert au célèbre stade des Martyrs, qui selon des sources aurait réuni 80 000 spectateurs : une première, pour un artiste en RDC (ici).

Il aurait été le premier artiste congolais à enseigner le cours de chant à l’Université de Limerick en tant que « professeur visiteur ».

Lors de son décès, une cérémonie a été organisée à l’église la Madeleine : c’était en fin février 2014. Je pense qu’une partie d’entre vous avait pu le remarquer, sans comprendre ce qu’il se passait réellement. Et bien, vous avez maintenant la réponse :

Tout est possible quand on veut : il faut savoir se faire violence et aller jusqu’au bout. King Kester Emeneya était avant-gardiste, mais savait rester humble : cet artiste est parti de rien en formant son groupe Victoria Eleison dans les années 70-80′, avant de passer par les salles mythiques à travers le monde entier. Parmi ses objectifs, la valorisation culturelle de sa patrie en faisait partie.

On se laisse en musique avec Nzinzi !