Interview Khâro : « Notre statut d’artistes autoproduits nous convient. » – LBCMusique

Khâro a accepté de répondre aux questions du site. On découvre un duo passionné, partageant sa créativité autour de lui. Merci de l’attention portée à LBCMusique.

  • Bonjour Caro, Eric, merci de l’attention portée à LBCMusique. En découvrant vos projets, l’équipe a apprécié votre nom « Khâro », mais a voulu en savoir plus sur sa signification : « mais en fait, pourquoi Khâro ? Kharo pour Caro et le « ^ » pour l’accent aigu dans le prénom d’Eric ? ». Pouvez-vous nous aider à comprendre ?

Bonjour Andie !  Alors… Pour faire simple, voici nos deux noms : Caroline Hembise et Eric Karolewicz. Du coup le nom du projet était une évidence. L’accent circonflexe, lui, symbolise le duo, l’union, et puis on trouve ça joli.

  • Étiez-vous dans d’autres projets avant de vous rencontrer ?

Nous avons tous deux connu diverses expériences musicales avant Khâro : Eric comme compositeur guitariste dans plusieurs groupes rock, Caro en mode solo version cabaret.

Nous avions tous deux envie d’autre chose.

  • Comment le duo Khâro s’est-il formé ?

Eh bien comme le nom Khâro, notre collaboration a été une évidence immédiate : une rencontre suite à une petite annonce de musiciens et hop ! Coup de foudre  réciproque…

Nous sommes tous les deux tombés amoureux de l’instrument de l’autre, c’était assez incroyable…

  • Vous avez dernièrement sorti l’album Havens : quelles émotions peut-on ressentir en vous écoutant ?

Chacun(e)  ressentira ses émotions propres bien sûr, mais pour nous cet album représente des périodes de notre vie où nous avons eu besoin de nous isoler, de nous couper un peu du monde : d’où le titre « Havens » que l’on peut traduire par « refuges », au pluriel puisqu’il y a eu plusieurs endroits dans lesquels nous avons conçu et enregistré les morceaux.

Du coup, il y a l’idée d’introspection, de solitude choisie, induites par une  conscience aiguë du monde qui nous entoure… un besoin de beauté, de silence et de magie, que l’on trouve  à l’abri de notre civilisation matérialiste et peu propice au rêve.

  • On entend différentes influences du courant anglophone : quelles ont été vos inspirations au cours du projet ?

Difficile de répondre à cette question, déjà parce que cet album est un regroupement de deux EP conçus en amont mais pas au même moment… De plus, certains morceaux sont assez anciens, d’autres plus récents, tous n’ont pas été composés à la même période… Du coup les inspirations ont dû être assez nombreuses !

A part le titre « Burning », qui est clairement un clin d’œil assumé à l’artiste Shannon Wright, « Choose life » qui a une approche très classique, on a du mal à cerner quelles ont pu être les inspirations extérieures pour les autres morceaux…

  • Un titre que j’ai beaucoup apprécié : Choose life. Comment s’est déroulé le processus de composition ?

« Choose life » est  arrivé un jour où Eric avait décidé de passer le Mi grave de sa guitare en Ré, pour changer : du coup le morceau est arrivé.

Il est particulier car la version que tu connais a été faite en deux temps : il y a eu une première version dans laquelle la première partie mélodique laissait place à une sorte de refrain assez énervé, puis ce morceau est tombé aux oubliettes pour se rappeler à nous quelques années plus tard. A ce moment-là le refrain énervé a été viré pour être remplacé par la deuxième partie mélodique que tu connais.

  • En regardant la couverture de l’album, on vous voit face à face, avec ce qu’on pourrait appeler : une boule de lumière. Quel message peut-on ressentir ?

Bonne question ahah ! Au départ c’est une bougie, et Pola K., la graphiste qui s’est occupée de la couv’, a décidé d’en faire une boule, ce qui nous a plu.  Pour le message, on n’y a pas réfléchi du tout (rires) ! On voulait juste un truc simple à partir d’une photo !

  • Aura-t-on l’occasion de vous voir sur scène ?

Ah ça non plus on n’y a pas réfléchi (rires de fous) ! Plus sérieusement, des dates arriveront prochainement, ou pas, la vie étant un grand mystère. On aime bien faire des choses différentes en live : passer d’une scène amplifiée à un concert intimiste en appartement ou dans la nature, par exemple…

  • Avant de se quitter, nous avons souvent des personnes souhaitant travailler dans l’industrie musicale. Quels mots pourriez-vous leur partager ?

Nous ne nous sentons pas du tout légitimes pour parler de l’industrie musicale puisque nous n’y évoluons pas… Notre statut d’artistes autoproduits nous convient, il nous permet d’être libres de vivre la musique comme nous l’entendons, de rester passionnés et de prendre plaisir, ce qui n’empêche ni  l’exigence ni le sérieux dans nos projets… Bref, un bel équilibre pour nous ! Du coup désolés de ne pouvoir donner de conseils sur ce sujet-là…