[Interview] Mélodie Busker : « l’émotion se veut légère et libératrice » – LBCMusique

Mélodie Busker comme nom de scène : pourquoi ? Pouvez-vous nous en dire plus sur vos parcours (solo, en groupe) ?

Thomas : Melodie Busker est le nom de notre première musique. Mais c’est surtout un personnage auquel on s’est attaché. Melodie chante dans la rue (busking en anglais) pour les passants pressés, pour ceux qui s’arrêterons l’écouter. Et nous chantons pour elle.

Antoine : En ce qui concerne notre parcours, nous sommes tous passés par plusieurs formations. Entre autres, Léo et Thomas avait formé avec l’ancien batteur, Benoit et Loic Fleury (d’Isaac Delusion) Lucky Lindy. Thomas et moi faisons aussi parti du groupe Melody Says.

Léo : A côté de ça, j’ai une formation dans le dessin animé ce qui me permet de m’occuper de tout l’aspect visuel du groupe.


Vous avez récemment sorti « Imperfection » : quelle a été votre idée de départ en composant ce titre ?

Léo : L’idée de base est un riff bancal (dissymétrie 5/8 6/8 6/8 6/8). J’essaie de recréer au violon un arpeggiator.

Antoine : De cette dissymétrie, Thomas et moi avons réfléchi à des rythmiques incisives tranchant avec l’aspect mélodique et classique du violon.

Thomas : Cette forme de blocage rythmique m’a inspiré le texte. C’est le refus d’entrer dans les cases de notre société et leur soit disante perfection. C’est plus simple à dire qu’à faire!


Quelles émotions souhaitiez-vous partager ?

Antoine : Malgré nos accointances radicales (rire), l’émotion se veut légère et libératrice; qu’on se prenne la tête avec lâché prise.

Thomas : Finalement, t’es anarchiste!

Léo : Plus sérieusement, il y a une idée d’automatisme dans cette musique, mais l’asymétrie et le texte sont comme un rouage dysfonctionant.


Concernant le clip qui l’accompagne, comment s’est portée la collaboration avec l’équipe technique (plans, tournage, montage) ?

Thomas : Nous avons eu beaucoup de chance de travailler avec Alexandre Jousse, le réalisateur. C’est un spécialiste du film d’épouvante et c’est surement grâce à cela qu’il a réussi à pousser si loin le concept.

Léo : Il avait une équipe de malade.

Thomas : Du coup, on est parti sur l’ambitieuse idée de tout enregistrer à l’envers. Guitare, violon, batterie et chant, ça nous a pris un ou deux mois pour maitriser le jeu. Je pense que ça marche bien au final.


A long terme, à quoi pourrait-on s’attendre (projets, musique, …) ?

Antoine : Un film, une comédie musicale avec Ryan Gosling en triplé pour jouer nos rôles… Un Nobel de la paix aussi… Et des légions d’honneur que nous refuserons… Ah oui, une liste aux européennes! Peut-être un album.

Léo : Tout d’accord pareil.

Thomas : (rire) Oui surement un album un de ces quatre. Mais avant, on sort l’EP et puis surement un autre clip. On ferait bien aussi une exposition de tous les dessins de Léo en rapport au projet. Les trois couleurs primaires ouvrent beaucoup de possibilités.


A quels événements peut-on rejoindre votre énergie?

Antoine : Venir nous voir en concert. Notre musique y prend une autre dimension.

Thomas : Autrement, on cherche encore de l’entourage professionnel. On est assez content d’avoir signé sur Active Records mais un tourneur serait le bienvenu!

Découvre leur dernier titre Au fond du nid