[Interview] « Mélange de genres » : un Festival pour accueillir les différentes sensibilités artistiques.. Telle est l’intention d’Orphéa – LBCMusique

@Orpheaofficiel chante depuis son plus jeune âge. Cette artiste de 19 ans, qui joue du piano et est la chanteuse du groupe de rock alternatif @MemoriesofDustxx, actif à Genève depuis 3 ans, interprète des reprises et compose ses propres titres dans divers styles musicaux oscillant entre la chanson française, la pop, le rock, la soul, le jazz… Sa créativité musicale a pris la forme d’un album : « Red Moon », résultat de 2 années de travail qui est disponible sur la plateforme : https://mx3.ch/orphea

Orphéa est aussi l’initiatrice du festival @festivalmelangedegenre dont la première édition aura lieu, à Genève, le vendredi 7 juin 2019. Elle nous présente les objectifs de ce festival et sa programmation puis revient sur son premier album en évoquant également ce qui suivra.

Comment est né ce projet de festival et quels sont ses objectifs ?

Comme je le dis souvent, ce festival est venu sur un coup de tête. En effet, plusieurs facteurs, dont un principal, m’ont poussé à me lancer dans ce projet. Tout d’abord, comme vous le savez, je suis depuis 3 ans dans un groupe de rock et comme tout groupe qui débute, nous avons de la peine à trouver des salles pour exercer notre art. Nous sommes. la plupart du temps, face à un mur et j’avoue que c’est assez agaçant. Les critères des festivals et scènes d’aujourd’hui sont très exigeants.

C’est pareil dans ma carrière solo. Il est rare de trouver l’endroit idéal, sans avoir un problème. Le but de notre festival est d’offrir une place à chaque artiste, quels que soient son origine et ses goûts musicaux, dans un festival ouvert à tout public confondu. Il s’agit, pour nos artistes, d’avoir une première expérience de scène ou simplement de pouvoir jouer ! Aussi, il n’est pas ouvert qu’aux musiciens. En effet, des artistes photographes, peintres, dessinateurs… ont la possibilité de venir exposer et vendre leur art pendant la durée du festival. Cela permet des échanges intéressants. Les musiciens peuvent aussi vendre leurs produits, que ce soit un EP ou des autocollants.

Vous êtes à l’origine du projet, mais vous avez certainement pu vous entourer d’une équipe pour le réaliser ?

En effet, j’ai pu compter principalement sur ma co-organisatrice et amie Candice Leckers, qui fait également partie d’un groupe qui se produira durant la soirée. Elle m’a été d’une grande aide et c’est pour cela que je préfère dire notre projet, plutôt que mon projet. J’ai pu compter aussi sur la Maison des Quartiers de Thônex qui nous a gentiment accueillis et qui accepte, depuis presque 4 ans, mes idées folles. C’est là que je répète chaque semaine avec mon groupe et l’équipe m’a fortement aidé dans l’organisation. Les artistes, qui sont pour la plupart des amis, ont été aussi d’une grande aide par leur réponse rapide et leurs idées folles.

Le festival est-il soutenu par des partenariats ou des collaborations ?

Oui. Nous avons le soutien, d’une part, de l’association Uniart, de l’Université de Genève, dont je fais partie depuis presque un an, maintenant. C’est une structure qui permet à différents artistes d’exposer et de se produire durant des soirées diverses et variées. Je jouerai d’ailleurs avec Memories of Dust, le 9 mai prochain. Autre partenaire, Promo Record, dont je suis membre depuis septembre 2018. Ils m’ont beaucoup aidé au niveau de la diffusion et ont su répondre à mes demandes, en tant que débutante dans le milieu. Ce sont eux, d’ailleurs, qui m’ont offert cette interview. Nous avons aussi la chance d’avoir plusieurs collaborations avec des personnes du milieu de l’art. Tout d’abord, @PNZ-Zic-et-culture, qui m’a interviewé déjà deux fois, viendra interviewer les différents artistes présents durant le festival. Deux photographes viendront également couvrir toute la soirée et nous offriront des photos pour notre site à venir.

Où ce festival aura-t-il lieu, précisément, et quels artistes ou groupes artistiques se produiront ?

Le festival aura lieu à La Barakason de Thônex, à Genève, en Suisse. Il commencera le 7 juin, dès 20 h 00, et se finira à 01 h 30, le 8 juin. Concernant les artistes, vous pouvez suivre régulièrement la programmation sur la page Facebook, ainsi que l’horaire qui sera diffusé très bientôt ! Je peux déjà vous dire que Valentin de The Voice Kids 4, Charlye (qui a chanté avec moi, à Lyon, pour « Une Nuit pour 2 500 voix ») ou encore Check out (groupe qui a été découvert par Big Flo et Oli) seront de la partie ! Je chanterai également sur deux scènes différentes, en solo et en groupe. Pour ce qui concerne les expositions, nous aurons des tatoueurs genevois et des artistes universitaires, mais je ne peux pas en dire plus.

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Cette première édition sera-t-elle suivie d’une seconde, l’année prochaine ?

Évidemment ! Nous travaillons déjà sur le projet. Je compte rendre le projet encore plus concret en créant une association : « Mélange de Genres », et en recrutant diverses connaissances pour rendre le festival plus grand ! Nous comptons déjà plusieurs artistes de France voisine sur notre liste d’attente. Ce sera l’occasion d’élargir nos frontières.

Après « Red Moon », son 1er album ..
…Un 2e est en préparation
Depuis la mi-avril, votre album « Red Moon » est disponible sur mx3 et en physique. Comment a-t-il été accueilli ?

J’avoue que les avis étaient divergents. J’ai pu vendre quelques albums physiques et les écoutes sur mx3 augmentent, mais il est vrai que ma musique dérange. Autour de moi, les gens trouvent ma musique très « mélancolique », « choquante », mais c’est le but ! Je crois que le public a du mal à entendre la vérité. Celle du fait que les adolescents ne sont pas dans une phase quand ils parlent de dépression. J’essaye de toucher les thèmes un peu chocs comme le suicide, la drogue, les histoires d’amours intéressés…

Orphéa
Avez-vous déjà un second album en projet ?

Oui ! Il est déjà en écriture. Il sera totalement différent du premier. J’ai d’ailleurs mon premier clip en autoproduction qui sortira cet été.

Dans votre vie de jeune adulte et d’artiste, y a-t-il une devise qui vous aide à avancer quotidiennement ?

« The show must go on ». Elle résume bien ma vie, je trouve. Qu’importent les critiques, les résultats négatifs, les histoires d’amour désastreuses… la vie doit continuer.

Avez-vous une chanson qui vous tient particulièrement à cœur et pourquoi ?

Concernant les miennes, je dirais « Nathan Café ». C’est une des chansons que je sais ne pouvoir jamais apprendre par cœur, car elle a un ton différent à chaque fois que je la chante. Autant elle parle de ma rencontre avec ma meilleure amie, autant elle parle de ma rentrée dans la vie d’adulte. Des histoires d’amours et autres choses importantes. Un passage.

 

Sinon, « Californication » des Red Hot Chilli Peppers. C’est une chanson qui me tient particulièrement à cœur, car elle me rattache à mon passé, mon groupe et surtout à ma famille. Dès que le clip apparaissait à la télé, je me mettais à danser du haut de mes petits pieds d’enfant. Et je l’ai chanté à plusieurs occasions. C’est celle aussi qui a prouvé à mes parents que je savais chanter… Et pas que pour m’amuser.

Orphéa, merci d’avoir pris le temps de répondre aux questions de cette interview.

[Philippe Claude]