[Interview] Joshua Lawrence : « Dans cet EP, j’ai souhaité ajouter une touche électro à mon univers traditionnellement plus classique. » – LBCMusique

LBCMusique-En quelques mots, comment pourrait-on présenter Joshua Lawrence ?
Auteur-compositeur-interprète, chanteur, pianiste,  citoyen du monde, poète, comédien, écrivain, je ne peux vivre ce monde qu’en artiste. La critique me qualifie souvent de nouveau-romantique. Je crois que c’est assez vrai. J’aime l’élégance et la simplicité, la poésie et l’ordinaire, le désir et le danger.
Je suis d’abord issu du classique donc j’ai longtemps joué Bach, Chopin, Schubert, Mozart, Scarlatti, Couperin, Haendel…. j’aime énormément le baroque… j’ai ensuite écouté toute la chanson française de Veronique Sanson à Michel Berger, en passant par William Sheller, Barbara,  Yves Duteil, Christophe…  mais j’aime toutes les musiques, du rap à la soul, du jazz au blues, du rock au swing, de l’électro à la house… j’adore Kurt Cobain, Sting, Elton John, Nina Simone, Joni Mitchell, Stromae, Daft Punk, les musiques d’Eminem aussi…
LBCMusique-Nous te découvrons avec le titre Transforme-moi. Comment un mot d’ordre est-il arrivé à une composition de 3min ?
Ce n’est pas vraiment une injonction mais plus une invitation au désir et à se laisser guider par l’autre et avec l’autre. Se laisser transformer par l’autre, c’est aussi l’aimer d’une certaine façon, aimer l’étrangeté dans l’autre, aimer aussi ce qui est étranger en nous.  C’est vouloir être l’autre un temps, le temps de la séduction et de l’amour, le temps de la frivolité et de la jouissance. Aimer, être aimé, on veut tous ça, non ? On veut transformer et être transformé.
LBCMusique-Quelles ont été tes inspirations ? Comment s’est passée ta collaboration avec Gilles Clément et Thierry Chauvet ?
Ma collaboration avec Gilles Clément et Thierry Chauvet se passe très bien. Nous sommes très complices et ils apportent toujours quelque chose d’eux à ma musique. J’ai beaucoup de chance de jouer avec des musiciens qui ont collaboré avec de grands noms de la chanson française (Patrick Bruel, Liane Foly, Henri Salvador, Catherine Lara…). Mais au-delà de leur talent, c’est leur ouverture et leur écoute qui m’impressionnent à chaque fois. On forme un beau trio, même si c’est vrai que nous jouons actuellement plus souvent à deux (Gilles Clément et moi). Gilles Clément est un véritable chef d’orchestre, un excellent musicien et un ami précieux.
LBCMusique-Ce titre fait partie de ton futur EP. A quoi pourrait-on s’attendre sur le plan musical ? Va-t-on ressentir une dimension amoureuse, comme pour Transforme-moi ?
Sur le plan musical, j’essaye toujours d’aller vers mon envie du moment, d’évoluer sans cesse, de faire des tentatives, sans me soucier des modes. Dans cet EP, j’ai souhaité ajouter une touche électro à mon univers traditionnellement plus classique. Cet opus comprend 8 titres : Transforme-moi,  Chagrin d’amour,  Un câlin de toi,  Amour sans ex,  Musique, Si tu danses, Cœur en fuite et Les accidents d’amour (hommage à France Gall). Dans chaque titre, vous  me retrouvez transformé par la musique et l’amour. Cet EP est moins grave que mes précédents albums (Qui es-tu ? en 2010, À deux faces en 2014 et Les Démon du Temps en 2016) mais peut-être plus sincère. Je fais surtout l’éloge de l’instant présent. Carpe diem ! Il faut vivre pleinement  les choses sur le moment. Dans ma chanson Musique, j’invite les gens à profiter de chaque instant et notamment de la musique : « Vis bien dans ce monde insensé. Carpe diem n’est pas qu’une pensée. Vis loin de ce monde inventé. La musique sera ton allié ». La vie est là, alors il faut la vivre, disait Anouilh. Et si un malheur arrive, il faut le vivre pour mieux accueillir ensuite le bonheur qui n’est jamais très loin. Derrière les nuages gris, il se cache toujours un soleil. Il faut accepter ce que la vie nous offre mais il faut aussi s’inventer ses rêves. Et puis il y a l’amour qui nous transforme et qui nous donne des ailes, une force incroyable. Aimer, c’est comme une danse à l’infini, une chorégraphie de corps qui s’enlacent et qui ne font qu’un. Dans ma chanson Danse, j’évoque cette osmose amoureuse : « C’est dans ton corps que je vis. C’est dans ta nuit que je m’endors. C’est dans ton regard que je refuse la mort. Avant je n’etais pas prêt, pour un printemps ou pour un été. Mais il y a bien sûr d’autres saisons pour aimer ». Cet EP prend alors une toute nouvelle dimension amoureuse à travers notamment l’invitation au carpe diem et à l’art.
LBCMusique-Tu vas bientôt être en concert à la péniche Le Marcounet, comment te sens-tu sur scène ?
Oui je chante actuellement mes chansons à la Péniche le Marcounet à Paris, mais aussi les chansons de Michel Berger au Théâtre Atelier des Arts à Marseille, Théâtre de l’Ile Saint- Louis à Paris. Je suis aussi à la recherche de nouvelles salles pour prolonger la tournée Transforme-moi et faire découvrir les chansons de Michel Berger.
Être sur scène, c’est un vrai bonheur, une récompense. Cherry on the cake ! Chaque soir, il flotte un sentiment de joie et de partage. Pouvoir partager la musique avec les gens, chanter sa vie sur scène, ça peut paraître mégalo mais c’est pour moi la plus belle preuve d’amour et de reconnaissance. Barbara, ne disait-elle pas « Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous » ? J’ai moi-même écrit dans l’une de mes chansons : « Pour sauver ma peau, c’est vers vous que j’irai, car seul au piano, fragile je serai ».  (Seul, Album Qui es-tu ?, Paroles et musique : Joshua Lawrence)
LBCMusique-A quelles occasions pourra-t-on te voir ?
On pourra me voir bien sûr en tant que chanteur (5 mai et 30 juin à la Péniche le Marcounet, 11 mai et 27 septembre au Théâtre Atelier des Arts de Marseille, 23 et 29 mai au Théatre de l’Ile Saint-Louis à Paris et dans deux autres salles parisiennes à partir de septembre…) mais aussi en tant que comédien puisque je fais partie de la compagnie Athena, une compagnie franco-monégasque créée et dirigée par Karine Battaglia. Nous jouons actuellement J’ai flashé sur elle, une comédie de Patrick Speck à la Boîte à Rire à Paris (8, 22 et 29 juin), à Bègles (avril-juin) et à Avignon (festival d’Avignon en juillet). D’autres projets avec la compagnie Athena sont également en cours. Par ailleurs, j’ecris aussi un premier roman qui s’intitulera  Les Abimés et qui devrait paraître l’an prochain. J’envisage aussi d’écrire un nouvel album dans une formation plus acoustique et très épurée.