[Interview] Marengaux : « Je l’ai pensé comme une carte de visite. » – LBCMusique

LBCMusique-Pouvez-vous nous expliquer le choix du nom de scène Marengaux ?

C’est un « presque » anagramme un peu tordu et simplifié, de mon nom, et Marengo était le nom d’une rue de mon quartier d’enfance, dont j’aimais la sonorité, voilà tout. Et puis se lancer dans une carrière d’artiste solo, c’est presque comparable à une bataille napoléonienne d’une certaine manière 🙂

LBCMusique-C’est avec votre EP « L’écorce ou la racine » que nous découvrons vos projets : que souhaitiez-vous partager à travers ces 4 titres aux influences rock ?

Je l’ai pensé comme une carte de visite, une première porte d’entrée dans ce projet. Le dénominateur commun, ce sont des chansons évoluant entre pop et rock français, et j’y ai également glissé mes goûts pour les sonorités plus acoustiques mais aussi plus électro. Dis comme ça, alors qu’on a besoin de pouvoir classer les artistes dans des styles bien précis, ça peut paraître un peu bicéphale, mais l’idée c’est juste de trouver l’orientation et les sons qui collent le mieux à la chanson.

 

C’est un pur disque de studio dans le sens où je n’avais pas encore démarré la scène avec ce projet, et où l’architecture et les arrangements des chansons sont nés du travail d’expérimentation avec les instruments, machines et plug-ins que j’avais sous la main. J’avais l’envie de pouvoir y mêler tout autant mes multiples influences anglo-saxonnes que françaises (Bashung, Thiéfaine, Daran, Biolay pour les plus importants). Côté texte, ça parle de parcours humains, que ce soit celui de Marilyn Monroe (« Marilyn »), de mes propres utopies, ou de petite descente aux enfers anonyme (« Mauvaise pioche »).

LBCMusique-Quels ont été vos ressentis, quand vous avez joué un Live session pour le studio Jafar ?

De façon générale, le live acoustique, c’est l’essence même de la chanson, elle doit pouvoir fonctionner dans sa version la plus épurée. J’ai fait plusieurs concerts en acoustique cette année, et ça m’a renvoyé aux premiers concerts que j’avais fait pour ce projet, notamment la toute première scène, pour un tremplin où j’avais commencé par cette chanson, « Les grands espaces ».

Donc en faire une captation live en studio ça permettait de boucler la boucle. Le studio Jafar est magnifique, et offre un côté très feutré qui se prête parfaitement à des versions acoustiques. L’exercice du live en captation vidéo, avec juste une guitare et une voix dans ces conditions de prise de son optimales, est un pur plaisir pour l’interprétation. Et on se retrouve dans une situation un peu paradoxale de laisser-aller total et d’hyper concentration en même temps.

LBCMusique-Peut-on s’attendre à un Marengaux sur une nouvelle onde musicale ?

Je prépare 2 EPs qui devraient respectivement sortir fin 2019 puis courant 2020, même si tout ça peut encore bouger. 

Le premier a pour toile de fond l’impact de l’homme sur son environnement et l’avenir qui nous attend, lequel semble hélas déjà tout tracé. C’est un sujet qui me préoccupe depuis longtemps, et j’avais l’envie d’en dresser un tableau assez noir, voire post-apocalyptique pour certains textes. Ça réunira donc des chansons plutôt sombres, avec une large place aux synthés et aux programmations.
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Marengaux (source : page Facebook officielle)
L’EP suivant aura sans doute un côté plus dépouillé, plus axé mélodies et sonorités acoustiques.

LBCMusique-Avant de se quitter, auriez-vous une phrase, un titre, ou quelque chose qui accompagne votre quotidien ? Si oui, pourquoi ?

« Goûter les joies de l’instant » : on a beau nous le dire, il faut attendre de perdre des proches pour vraiment en prendre conscience.