Avec « traces et paillettes », Tigre affirme un univers singulier, à la fois dansant, mélancolique et subtilement ironique.Sur une production électro aux textures synthétiques et groovy, le morceau met en scène un personnage — Marcel — qui philosophe sur la méritocratie entre deux verres, tandis qu’une narratrice observe avec une distance lucide et tendre. Une écriture fine, qui mêle regard social et second degré, dans un décor nocturne où se croisent désillusion et légèreté.
Musicalement, Tigre développe une pop électro moderne, nourrie d’influences soul, disco et funk, où la danse n’efface jamais complètement une forme de nostalgie. Le contraste est au cœur de son identité : ça groove, mais ça questionne.Derrière ce projet se cache Sarah Nimir, artiste au parcours atypique. Avant la musique, elle évoluait dans la mode, habillant des artistes comme Angèle, Jain, Louane ou encore Barbara Pravi. Une expérience qui nourrit aujourd’hui une approche très visuelle et narrative de sa musique.Avec son projet solo, Tigre revient à l’essentiel : raconter, explorer, ressentir. Son univers puise autant dans son identité personnelle — entre racines corses et palestiniennes — que dans ses observations du quotidien parisien, entre fêtes, contradictions et introspection.Les récents titres dévoilés annoncent un EP à venir, pensé comme un projet cohérent et introspectif, où se mêlent polyphonies revisitées, électro mélancolique et écriture instinctive.Avec « traces et paillettes », Tigre propose une entrée captivante dans cet univers : une musique qui fait danser autant qu’elle fait réfléchi